Louange & Adoration

La soif, avant le chant

« Comme une biche soupire après des courants d'eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? » Psaume 42.2-3

On chante ce psaume dans les églises comme une déclaration d'amour tranquille. Lisez la comparaison de près : c'est une bête assoiffée, en manque d'eau. Le verbe hébreu décrit un halètement.

Et la question qui suit n'est pas une figure de style : Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? L'homme qui écrit ne peut pas y aller. Les versets suivants le disent : il se souvient d'avoir marché vers la maison de Dieu au milieu de la foule, avec des cris de joie — et il en est loin maintenant. Autour de lui, on lui demande toute la journée : « où est ton Dieu ? »

Ce psaume n'est donc pas le chant d'un homme comblé. C'est le chant d'un homme privé.

Cela change ce qu'il faut en faire. Si vous soupirez après Dieu sans le sentir proche, vous n'êtes pas en dehors de l'adoration — vous êtes exactement dans ce psaume. La soif est déjà une forme d'adoration. Elle atteste qu'on connaît la source.

Personne n'a soif de ce qu'il n'a jamais bu. Le manque que vous éprouvez est un souvenir autant qu'un besoin.

Et le psaume fait quelque chose de très concret avec cette soif : il se parle à lui-même. Pourquoi t'abats-tu, mon âme ? Espère en Dieu. Deux fois dans le psaume 42, une troisième au psaume 43. Il ne se console pas, il se donne un ordre — et il doit le répéter, parce qu'une fois ne suffit pas.

Aujourd'hui. N'attendez pas de ressentir quelque chose pour adorer. Dites à Dieu que vous avez soif de lui. C'est le premier mot du psaume, et il a suffi à le faire entrer dans la Bible.

---

← Ouvre ses yeux Celle qui n'a pas ouvert la porte →

Une nouvelle méditation chaque jour, en écho à la prière publiée sur la chaîne.

S'abonner à Autel de Prière