Intercession

Se tenir à la brèche

« Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas; mais je n'en trouve point. » Ézéchiel 22.30

Une phrase terrible, et elle finit mal. Dieu cherche, et il ne trouve personne.

L'image est militaire et très concrète. Une ville antique tient par sa muraille. Quand l'ennemi ouvre une brèche, la ville est perdue — sauf si quelqu'un vient se placer dans le trou. Celui qui fait cela est le premier à mourir. Il n'y a pas de version confortable de ce verset.

Deux gestes sont demandés, et ils ne sont pas identiques. Élever un mur : réparer, reconstruire, un travail lent qui se fait en amont. Se tenir à la brèche : occuper physiquement le trou pendant que la réparation n'est pas faite. Le premier est un travail de fond ; le second est une urgence, et c'est ce que la Bible appelle l'intercession.

Remarquez pour qui : « en faveur du pays ». Pas en faveur de soi, ni de sa maison, ni même de son église. Le pays entier, celui-là même dont le chapitre vient d'énumérer les fautes — les prophètes qui mentent, les prêtres qui violent la loi, les chefs qui déchirent leur proie. L'intercesseur se tient devant Dieu pour des gens qui ne le méritent pas et qui ne le lui demandent pas.

Et la conclusion : « je n'en trouve point ». Ce n'est pas que le nombre était insuffisant. Dieu cherchait un homme. Un seul aurait suffi. Ce détail change la lecture de toute prière d'intercession : la question n'est jamais de savoir si vous êtes assez nombreux.

Ce soir. Nommez un lieu — votre quartier, votre ville, votre pays — et tenez-vous devant Dieu pour lui, sans rien demander pour vous. Dix minutes. Vous verrez que c'est plus difficile que ça n'en a l'air, et vous comprendrez pourquoi Dieu ne trouvait personne.

---

← Prier toujours, sans se relâcher Entre dans ta chambre →

Une nouvelle méditation chaque jour, en écho à la prière publiée sur la chaîne.

S'abonner à Autel de Prière