Bénir en tout temps, y compris celui-ci
« Je bénirai l'Éternel en tout temps; Sa louange sera toujours dans ma bouche. Que mon âme se glorifie en l'Éternel! Que les malheureux écoutent et se réjouissent! Exaltez avec moi l'Éternel! Célébrons tous son nom! J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu; Il m'a délivré de toutes mes frayeurs. » Psaume 34.2-5
Il faut savoir où David écrit ce psaume. Le titre du psaume l'indique : il sort de chez Abimélec, où il a échappé à la mort en faisant semblant d'être fou, laissant couler sa salive sur sa barbe pour qu'on le prenne pour un dément et qu'on le chasse. C'est de là que vient « je bénirai l'Éternel en tout temps ».
Cela change la lecture. Ce n'est pas la louange d'un homme installé. C'est celle d'un homme qui vient de se sauver par l'humiliation, et qui décide, en sortant, que sa bouche appartient à Dieu.
Le verset suivant est celui qu'on saute. « Que les malheureux écoutent et se réjouissent. » David ne s'adresse pas aux gens qui vont bien. Il appelle ceux qui sont dans la même situation que lui — et il les appelle non pas à attendre d'aller mieux, mais à écouter quelqu'un qui bénit.
C'est le mécanisme de la louange collective, et il vaut la peine d'être compris. Quand vous bénissez Dieu à voix haute au milieu d'une difficulté, vous ne faites pas seulement un acte personnel : vous donnez à quelqu'un d'autre la permission de le faire. C'est pour cela que « Exaltez avec moi » vient juste après. La louange se contamine.
Et le verset 5 arrive en dernier, pas en premier : « J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu. » La délivrance est racontée après la décision de bénir. David ne bénit pas parce qu'il a été délivré. Il raconte la délivrance parce qu'il bénit.
Aujourd'hui. Bénissez à voix haute, et devant quelqu'un. Pas dans votre tête. La louange silencieuse a sa place, mais celle-ci est faite pour être entendue par un malheureux qui passait par là.
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